Et toi tu veux faire quoi comme métier quand tu seras plus grande ?

Et bien aujourd’hui je suis « grande » et je ne peux toujours pas répondre à cette p***** de question. Quand on est petit, soit on a un don pour la musique, le dessin, un sport soit on sait ce qu’on veut faire parce que nos parents sont médecins, avocats et autre ou alors soit on est comme moi, autrement dit douée dans rien particulièrement et nos parents triment pour gagner leur vie. Ma réponse ? Je ne sais pas. Et je ne le sais toujours pas. 


Comme l’a dit Macron « traverse la rue et trouve un emploi »

D’accord, oui ok cette phrase aurait fait un bon écho dans l’oreille de mes grands parents à mon âge. Peut être même, à la limite, dans celle mes parents. Mais moi ? Génération de 1993, pas vraiment non. Moi, depuis toute petite mes parents me disent « ma fille, il faudra faire des études, trouver un bon travail qui paie bien. Nous ça a été difficile, mais ta génération a toi ce sera bien pire ». Je sentais d’ores et déjà leur inquiétude pour mon avenir. Et j’étais donc depuis gamine inquiète pour mon futur. Alors impossible pour moi de répondre à cette fameuse Question « tu veux faire quoi comme métier quand tu seras grande? ». 


Maintenant je suis plus grande, je fais 1m59

Même le 1m60 je ne l’ai pas atteint. Alors la réponse à cette question ? Je t’en parle même pas ! La parade pour moi, a été de m’investir à fond dans tous les boulots que j’ai fais. C’est aussi simple que ça. J’ai laissé la vie choisir à ma place. Pour commencer j’ai été studieuse à l’école, toujours bonne élève, dans les premiers de la classe. Mais ça, c’était avant de faire de vrais études. Au lycée ce fut une tout autre histoire qui s’est déroulée. C’est en seconde, paraît-il, que tu commences à créer ton avenir. Et j’ai donc buté sur cette période : la seconde. Je l’ai faite 3 fois. Oui oui tu as bien lu. J’étais douée dans certaines matières puis d’autre pas du tout, au point de choisir seulement les cours qui m’intéressaient et ne pas aller aux autres. Ce fut un échec. « Lisa, elle est comme le vin, elle se bonifie avec le temps » voici ce qu’avait dit mon maître quand j’étais enfant. Cette phrase s’est avérée vraie. Je me suis laissé guidée, j’ai fais des études au lycée professionnel, j’ai passé mon BAC et j’ai continué parce que un BAC, c’était pas assez. Je le savais parce que depuis toujours on me l’avait répété. 


Mon parcours s’est finalement tracé tout seul 

Mon petit BAC pro en poche et toute fière de ma mention, on m’a dit « c’est bien mais avec ça tu nous pourras pas faire mieux comme travail ». Alors j’ai passé une certification pour me lever cette première barrière. Un an, un an d’étude après mon BAC et des stages effectués j’ai continué sur cette lignée. « Tu veux être à sa place ? Alors fais telles études! ». D’accord, j’ai donc continué un BTS en alternance, pour bénéficier également d’une expérience professionnelle. Puis arriva la fin et un oral a passer. C’est à la fin de cet oral ou un prof à décidé de mon avenir à ma place : « Lisa tu as un don, tu devrais continuer mais dans le marketing ». N’étant pas prête à abandonner les bancs de l’école pour me lancer telle une adulte dans la vie active, j’ai continué sans vraiment me poser de question. C’était plutôt facile. Mais à la fin, j’avais déjà 23/24 ans et je ne me voyais plus continuer à l’école. J’avais acquis de l’expérience et je me suis donc lancée, tout naturellement. Finalement, je n’ai jamais eu à prendre de décision, juste à saisir des opportunités.Les événements dans ma vie ont choisis à ma place. 


Et aujourd’hui alors, tu aimes ce que tu fais ?

Aujourd’hui, je travaille dans une grande entreprise. Comme toujours, je m’investis au maximum. Je m’y plaît forcément, car les efforts payent toujours. Mais est ce que je fais le boulot que je voulais faire quand j’étais petite ? Je ne sais toujours pas car je n’ai jamais su répondre à cette question. Je continue à me laisser guider par mes envies et les opportunités qui s’offrent à moi. Est ce que je ferais toujours le métier que je fais actuellement dans 3, 5 où 10 ans ? Je ne sais pas non plus. Mais ce que je sais, c’est que j’ai arrêté de m’inquiéter pour avenir. 

Et toi, plus tard, tu veux faire quoi dans la vie ?

Cet article comporte 4 commentaires

  1. Moi j’ai fait instit!! = Facile de dire que j’y ai pensé tte petite!! Quelle fille n’a pas aligné ses poupées dans la chambre et joué à la MAITRESSE . En vrai, des fois, je leur faisais des piqûres et voulais être infirmière ( rarement docteur = ils ne font pas souvent des piqûres!!) il y a eu aussi vedette de cinéma, mannequin,marchande, mono de colonie de vacances ( quel beau métier!!) …. Les idées, on en a des tas… Ç’aurait aussi pu être ” vétérinaire” mais , à l’époque, une profession que je ne connaissais pas !!
    On fait ses études pas trop mal, mais pas super douée, les parents qui ont du mal à suivre financièrement ( il y a longtemps qu’il faut se débrouiller seule pour avoir doc , faire exposé et résoudre des équations..
    Alors on passe son bac ( le ” D” = Math, physique et sciences nat . avec ts le même coeff. = 4 ou 5!!
    je rate les math!, un problème de probabilités (et pas seulement comme en cours : 4 ou 5 exercices ) = j’ai du avoir 2 ou 3!!
    les sciences me sauvent avec 17! – on est en 1970! première année ou on repasse en juillet, un oral de rattrapage sur une matière au choix.. Si on a entre 8 et 10 de moyenne – ne sera retenue que la meilleure note dans la matière choisie – j’évite math et fais meilleur score en physique = au final, j’obtiens ce fichu diplôme qui me permet de faire demande pour être “instit- remplaçante” ( la Seine et Marne se développe, il y a déficit de candidats + pas assez de Normaliennes pour les poste à pourvoir – je suis acceptée sans aucune difficulté – même si je n’ai aucune compétences!) – j’ai 18 ans
    je me retrouve en maternelle.. 1ère année: ça braille, ça grouille, ça ne sait rien faire de ce que mes poupées faisaient.. Je pleure beaucoup en rentrant le soir chez mes parents . Heureusement des remplacements courts de 3 mois maxi = je n’ai peut-être pas fait trop de dégâts!!)… 2ème année, un poste à Chelles et l’année suivante Mitry-Mory = 70 et 90 Km de chez moi, mais des collègues compétentes, très investies dans le métier, mais aussi dans le syndicalisme = un esprit un peu ouvrier// corporatif = très Jules Ferry
    Je collectionne des tas de documents et d’idées.. le métier me plait ( + il paie bien !! /// ce que papa-maçon ou maman-vendeuse de chaussures gagnent et // les heures et la pénibilité de leurs journées + il y a les vacances!!!!)

    Voilà, je ne sais pas si c’est ce que tu attendais j’ai la très grande chance d’avoir fait un métier que j’ai aimé de 18 à 55 ans!
    Qq moments difficiles, /// la hiérarchie, les parents, certains enfants!!!
    Beaucoup de satisfaction // reconnaissance des collègue, des parents, de quelques enfants !!
    Si je fais un bilan honnête, je suis contente d’avoir fait ce métier même si pas persuadée que ce fut une vocation : les circonstances; les opportunités, la nécessité ont fait que…

    1. Wahou c’est beau de te lire et de connaître tout ce parcours, que je ne connaissais pas d’ailleurs ! Le récit de deux histoires à deux époques complètement différentes. Tu as eu une très belle carrière ma reine. Et puis j’ai toujours aimé faire mes devoirs vacances avec toi quand j’étais enfant, peu d’enfant peuvent dire ça !

  2. Lisa tu as quand même zappé toute la partie de ton enfance où tu voulais être pharmacienne .. et ce uniquement parce que tu étais subjuguée par les immenses tiroirs où étaient rangés les médicaments !!!

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